Après deux années de travail, le projet européen Mobile Youth Work – Engaging Youth and Communities s’achève en octobre 2026 et rend public l’ensemble de ses résultats : un manuel complet, une base de données de modèles de centres de jeunes mobiles, un référentiel de compétences pour les travailleurs de jeunesse et une série de recommandations politiques. Tous ces outils sont librement accessibles en ligne.
Aller vers les jeunes, là où ils sont
Lancé en septembre 2024, le projet est parti d’un constat simple : trop de jeunes ne franchissent jamais la porte d’une maison de jeunes. Le travail de jeunesse mobile renverse la logique en amenant les services directement là où les jeunes se trouvent (quartiers, villages, espaces publics).
« Le travail mobile auprès des jeunes est efficace lorsque la mobilité s’accompagne de continuité, la participation d’une réelle responsabilité et la visibilité d’un ancrage solide dans la communauté. Les leçons apprises ne sont pas abstraites, elles s’appuient sur les kilomètres parcourus, les villages visités, les jeunes impliqué·e·s et les processus éducatifs concrets mis en place au fil du temps. » — Équipe du projet « Mobile Youth Work »




Quatre partenaires actifs dans le secteur jeunesse ont porté le projet ensemble :
- Roter Baum (Allemagne)
- Curba de Culture (Roumanie)
- Strauss APS (Italie)
- Le Fagotin (Belgique)
Leur objectif était triple : promouvoir la reconnaissance des centres de jeunes mobiles, développer des outils facilitant leur création partout en Europe, et soutenir l’élaboration de politiques publiques favorables au travail de jeunesse mobile.
Les outils produits
Pendant deux ans, le projet a combiné recherche, pratique de terrain et travail direct avec les jeunes. Il en résulte une série de ressources concrètes, pensées pour être réutilisées par toute structure souhaitant se lancer :
Un manuel complet du centre de jeunes mobile. Ce guide de 80 pages accompagne pas à pas la création d’un centre de jeunes mobile : profil des animateur·ice·s, choix du véhicule (fourgon, caravane, bus, péniche…), aménagement, financement, activités, et les sept catégories de services proposables aux jeunes. Il consacre aussi un chapitre à l’éthique du métier et au « centre de jeunes mobile idéal » coconstruit avec les jeunes. C’est l’outil de référence le plus complet produit par le partenariat.
Une base de données de modèles et d’activités. Elle recense les différents modèles de centres de jeunes mobiles existants ainsi que les activités qu’ils proposent, pour permettre à chacun de s’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs.
Un référentiel de rôles et de compétences. Le projet a défini les rôles, les compétences et les approches propres aux travailleurs de jeunesse mobiles : un repère utile autant pour le recrutement que pour la formation.
Un recueil de bonnes pratiques. Rassemblées dans plusieurs pays et croisées avec la recherche existante, elles complètent l’analyse comparative du fonctionnement des centres de jeunes mobiles selon les contextes nationaux.
Des recommandations politiques. Adressées aux décideurs, elles visent à faire reconnaître le travail de jeunesse mobile comme une réponse à part entière aux besoins des jeunes, et à en sécuriser le financement.



Les jeunes au cœur de la démarche
Le projet ne s’est pas limité à la production documentaire. Un échange de jeunes âgés de 13 à 20 ans a été organisé autour d’un exercice de co-création : imaginer le « Dream Mobile Youth Centre », le centre de jeunes mobile idéal. Les participants ont ainsi contribué directement au contenu des outils finaux.
Plusieurs rencontres internationales et événements locaux ont par ailleurs rythmé les deux années, permettant de confronter les approches des quatre pays et d’associer les acteurs de terrain à la réflexion.
Accéder aux résultats
L’ensemble des productions du projet est disponible gratuitement en plusieurs langues sur :